Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 30
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( 3û )

Minerve semble jeter un regard dédaigneux. La fière
Junon ne dissimule ni son ressentiment ni le désir
de la vengeance. Elle indique , en montrant les murs
de Troie , qu'on aperçoit dans le lointain, que c’est
sur cette ville où Paris a vu le jour, que doit re-
tomber tout le poids de sa colère. Mercure élevé sur
unnuage , retourne vers l’olympe , etva rendre compte
à Jupiter du succès de sa mission.

M. Fabre , né en France, et élève de M. David ,
remporta le grand prix en 1788 ou 1789, et partit
pour Rome en qualité de pensionnaire de l’académie.
Après y avoir passé quelques années , il s’est établi
successivement à Naples et à Florence, où il jouit
de la considération due à ses grands talens.

M. Fabre envoya au dernier salon un petit tableau
de la Madeleine dans le désert. La figure paraissait
avoir un pied de proportion. Celles du Jugement de
Paris en ont le double. Ces deux ouvrages sont rendus
avec autant de soin que de goût, et l’on regrette que
l’auteur n’ait pas envoyé quelque composition plus
étendue. Celles que l’on connaît de lui , entre autres
son Abel, exposé au Louvre il y a plusieurs années,
prouvent que les grandes dimensions sont les plus
savorables au développement de ses riches moyens,
et font ressortir avec plus de vigueur le style grave
et noble, le dessin grandiose , le pinceau facile et
moelleux, qui distinguent cet habile artiste.
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