Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 38
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Planche vingt-septième, vingt-huitième et vingt-neu-
vième. — Les Ambassadeurs de Rome demandant à

l’Aréopage communication des lois de Solon ; Tableau

par M. Lemonnier.

L’époque que M. Lemonnier rappelle dans son ta-
bleau est sans contredit une des plus importantes de
l’histoire romaine : c’est celle où Rome, qui existait
depuis 3oo ans , et qui depuis 60 avait brisé le joug
de ses rois , établit un corps de lois civiles , et substitua
dans l’administration de la jus tice des sormes constantes
aux jugemens arbitraires des consuls et du Sénat. Dès
l’an 291, le tribun Terentius avait demandé cru’011 adop-
tât enfin des lois fixes qui fussent connues de tous les
citoyens -, mais cette proposition , qui tendait à affaiblir
la puissance du sénat, fut pendant neuf ans éludée ou
repoussée par les patriciens. Enfin, l’an 5oo de Rome,
après de violentes discussions , on convint d’envoyer
à Athènes des députés qui surent chargés cl’en rap-
porter les sameuses lois de Solon , et en même temps
de recueillir les lois et les coutumes des principales
villes de la Grèce.

Le peintre a choisi le moment où les députés , ar-
rivés à Athènes, sont reçus dans l’aréopage, où se
conservaient les lois de Solon, et y exposent l’objet
de leur mission. Ces députés étaient Sp. Posthumius ,
A. Manlius et Serv. Sulpicius Camerinus. L’année sui-
vante , 3oi , ils revinrent à Rome avec les lois qu’ils
avaient recueillies, et dix commissaires, nommés dé-
cemvirs, furent chargés d’en former un code et de le
proposer à l’acceptation du peuple. Ces dccemvirs
avaient été en même temps revêtus de l’autorité sou-
veraine : on sait assez quel usage ils firent de leur
pouvoir, et quelle fut la catastrophe qui termina cette
magistrature temporaire. Pendant leur administration,
ils rédigèrent les lois romaines sur dix tables d'airain ,
auxquelles , peu après, ils en ajoutèrent deux autres.
Ce corps de lois, accepté par le peuple, sut nommé
la Loi des douze Tables ; il ne nous en reste aujour—
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