Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 62
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Planche quarante-huitième.— Rétablissement du culte ;

Bataille d'Iéna ; Médailles par M. Andrieu.

A l’époque de la révolution, l’art numismatique
était tombé dans une sorte de barbarie dont un petit
nombre d’artistes seulement avaient su se préserver.
Depuis le règne de l’Empereur, il a pris un nouvel
essor , et a fait des progrès considérables sous le rapport
de la composition et de l’exécution. Les médailles de
cette 'dernière époque sont généralement composées
avec clarté et simplicité. Plusieurs sont imitées de
l’antique, et toutes,exécutées avec un talent plus ou
moins remarquable, sont toujours gravées avec goût.

Des deux médailles dont nous donnons ici le trait ,
la première a pour sujet le rétablissement du culte.
La Prudence, tenant d’une main un miroir entouré
d’un serpent, relève de l’autre main la Religion assise
sur les ruines d’un temple. Près d’elle est un tro-
phée d’armes surmonté d’un coq. Dans le lointain, à
gauche , est le portail de l’église métropolitaine de
Paris.

La seconde médaille, frappée en mémoire de la ba-
taille d’Iéna, a été composée par la troisième classe
de l’Institut. Elle représente S. M. vêtue à l’antique,
montée sur un cheval, et tenant en main la foudre.
Deux guerriers sont renversés à ses pieds , un aigle
plane un peu en avant au-dessus de sa tête. L’inscrip-
tion , Borussi didicere nuper , est imitée d’Horace ,
ode XIY, liv. 4 , Ad Âugustum. Quæ cura patrum, etc.
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