Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 80
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Planche soixante-sixième. — Vue prise à Ventrée de
Pérouze ; par M. Bertin.

Cette ville d’Italie , très-ancienne, que commandent
plusieurs bastions et une forteresse, est située à trois
lieues de l’ancien et fameux lac de Trasymène , au-
jourd’hui lac de Pérouze, près duquel Annibal défit,
l’an 217 avant J. C., les Romains conduits par Fla-
minius. Elle fut brûlée pendant les guerres d’Auguste
et de Marc Antoine , et long-temps après , elle sou-
tint un siège contre Totiia , roi des Gotlis, qui la prit
et la ruina. Reprise et réparée par Narsès , elle fut
encore soumise aux Lombards, et enfin donnée au
saint-siège par les rois de France , au neuvième siècle.

Elle est grande et bien peuplée , et donne son nom
au pays dont elle est la capitale. Elle est sur une col-
line , entre le Tibre et la rivière Genna , à trente
lieues de Rome.

Pérouze est la patrie de Jean-Paul Lancelot, du
Dante , de Balde de Ubalbis, de Benoît Capra , dePierre
Pérugin, le maître de Raphaël, et de Balthazar Ferri,
le plus grand chanteur de l’Italie. On voit encore dans
cette ville des restes des monumens bâtis par Annibal.
Les édifices modernes y sont fort beaux, et ornés d’un
grand nombre de tableaux parmi lesquels il y en a eu
plusieurs de Raphaël.

Le point de vue choisie par M. Bertin a été pris sur
la route qui conduit aux portes de Pérouze. Le bâti-
ment que l’on voit au milieu du tableau est une hôtel-
lerie ; à droite est une partie de la ville.
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