Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 92
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1 cm
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C 912 )

Grecs, aura produit un bien réel. Il aura du moins con-
tribué à remettre en vigueur dans notre école l’étude
des chefs-d’œuvre de l’antiquité, depuis si long-temps
négligée.

Nous avons promis de revenir sur le tableau du
Couronnement , par le même artiste. Placé pour la
seconde sois au Salon , il a produit à-peu-près la
même sensation que lorsqu’il sut exposé pour la pre-
mière. Loué sans mesure par des partisans mal-adroits,
critiqué sans ménagement par des gens intéressés à
le déprécier , il a diversement occupé les jugemens
du public. Son sort paraît maintenant fixé.

Après avoir reconnu la disposition historique de ce
tableau, qui porte en général un caractère de mag-
nificence et de solennité , s’il fallait émettre une opi-
nion précise sur son effet pittoresque, écartant toute
prévention, résumant avec la plus exacte impartialité
les différentes observations des connaisseurs, ne pou-
rait-on pas dire qu’il se compose de deux moitiés très-
dissemblables pour le mérite de l’exécution ? que la
droite est, dans plusieurs parties, comparable à ce que
l’artiste a produit de meilleur? que la gauche est in-
férieure à ce qu’on est en droit d’attendre d’un talent
consommé? mais que les beautés et les défauts sont
tellement compensés, que les unes ajouteront peut-être
à la réputation du peintre, sans que les autres puissent
lui porter un très-grand préjudice?

Le côté principal (i), celui de l’autel, est rempli de
groupes disposés avec goût, savamment dessinés, et
touchés d’un pinceau brillant et animé. Le côté
opposé offre peu de mouvement dans les plans et

(i) Voj’cz la planche ire du tome pre'ce'dent, page 33.
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