Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 94
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douze à quinze, les figures sont de très-petite pro^
portion , ce qui donne l’idée d’une composition très-
nombreuse. L’ordonnance en est riche , et il est exé-
cuté avec beaucoup de soin. La couleur et l’efFet en
sont vigoureux , mais le ton général tire un peu sur le
violet; défaut qu’on remarque dans quelques autres
tableaux du même artiste. Il a affecté dans celui-ci de
donner beaucoup d’action à ses figures, et de jeter une
grande variété dans leurs attitudes ; ces mouvemens
sont outrés , et nuisent à la gravité du sujet.

M. Barthelemi a représenté dans un tableau de
moyenne grandeur, dont les sigures sont de petite di-
mension, S. M. l’Empereur , alors général en chef de
l’armée d’Egypte , passant l’isthme de Suez, et visi-
tant les fontaines de Moyse. Son sujet est bien dis-
posé , le site agréablement rendu, et le ton général
frais et léger. On eût désiré un peu plus de fini dans
les détails.

M. Thévenin a peint, dans la proportion dn tableau
que nons venons de citer, les apprêts du passage du
Saint-Bernard. Il avait exposé au Salon précédent un
tableau considérable , représentant le passage du grand
Saint-Bernard par l’armée française. Ces deux compo-
sitions, traitées dans le même styde et avec la même
correction, ont fait honneur à l’artiste.

Quelques tableaux de peintres étrangers dont nous
ne connaissions pas les ouvrages , ont figuré au Salon
parmi ceux de notre école. On y a vu un petit tableau
de M. Appiani de Milan , premier peintre de S. A. I.
le prince vice-roi d’Italie. Le sujet est Vénus caressant
l’Amour. On ne peut guère le considérer que comme
une jolie esquisse, présentée peut-être par l’amateur
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