Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — Tome second.1808 [Cicognara Nr. 3401-22-2]

Seite: 96
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les droits de l’hospitalité. Nous regrettons même de
n’en pas voir un plus grand nombre aux expositions
publiques. Lorsqu’il se présente quelque ouvrage digne
de soutenir le parallèle avec ceux de nos premiers
artistes, nous nous faisons un devoir de le citer avec
les éloges qui lui sont dus.

Les tableaux de M. Richard, exécutés dans la di-
mension la plus agréable pour l’ornement d’un cabi-
net , se font remarquer par la finesse de la touche et
du coloris. Il en a exposé deux. Le premier , appar-
tenant à S. M. l’Impératrice, a pour titre :Dtsérence
de S. Louis pour sa mère ; il rappelle une anecdote
intéressante de la vie de ce grand roi. Le sujet du se-
cond est Marie Stuart se donnant la communion avant
d’aller au supplice.

M. Kinson s’est distingué dans plusieurs portraits en
pied de la famille impériale. Ils ont plu par l’agré-
ment et la netteté de l’exécution. Les détails en sont
extrêmement soignés. Ces portraits sont ceux de S. M.
le roi d’Espagne , de S. A. I. Madame, et de LL. AA. II.
le prince et la princesse Borghèse. Une médaille a été
remise à l’artiste de la part de S. M. l’Empereur.

Parmi les portraits, on a encore remarqué ceux de
M. Riessner, entre autres celui où l’artiste a peint
son épousé, accompagnée de sa sœur. Madame Ro-
mani et mademoiselle Capet en ont exposé plusieurs
qui ont été vus avec d’autant plus d’intérêt qu’ils re-
présentent pour la plupart des personnes aimées du
public. M. Riessner et madame Romani ont reçu des
médailles.

Un tableau de chevalet, par M. Lejeune, a cons-
tamment attiré la foule des curieux , et obtenu tous
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