Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

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( II )

moins qu’on n’élève exprès , pour les placer, quelque
palais, quelque édifice d’une construction particu-
lière.

D’après ces diverses observations n’a-t-on pas lieu
de présumer qu’il serait utile, ou de faire un choix
plus sévère des objets soumis aux jugemens du public;
ou, pour éviter de les entasser les uns sur les autres,
d’ordonner, non tous les deux ans mais chaque année
une exposition nouvelle?Les tableaux, nécessairement
moins nombreux, y seraient placés plus près de l’oeil
du spectateur, et par conséquent mieux vus et mieux
jugés. Cette dernière mesure parait d’autant plus dési-
rable, que le public ne se lasse jamais du Salon, et que
l’affluence y est toujours soutenue. Il est, à certains
jours, le rendez-vous des sociétés les plus distin-
guées et les plus élégantes. Quelquefois même d’il-
lustres et augustes personnages daignent encourager,
par leur présence, des talens qui n’ambitionnent que
leurs suffrages. Disons plus : l’habitude de fréquenter
ce sanctuaire des arts doit produire , dans les pre-
mières classes de l’état, une noble émulation, favo-
vorable à ces mêmes arts et à ceux qui les pro-
fessent , en formant pour les uns des amateurs éclairés,
en procurant aux autres de puissans et généreux pro-
tecteurs.

Au surplus, quelle que soit la valeur de ces obser-
vations, elles ne sont présentées à nos lecteurs que
comme l’expression du vœu général. Ces considé-
rations n’ont pu, dès long-temps, échapper à la sa-
gacité du savant amateur, de l’homme de goût ap-
pelé par le souverain à la direction de ce bel éta-
blissement. Reposons-nous sur sas lumières , sur
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