Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 13
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de Racine ont fourni à un grand nombre d’artistes
les sujets de plusieurs compositions nobles et tou-
chantes. M. Guérin, auteur du tableau d’Andromaque
et Pyrrhus, dont nous donnons ici la gravure, avait
déjà été très-heureusement inspiré par la beauté des
situations de Phèdre, et son pinceau avait rendu avec
autant d’énergie que de goût le moment le plus
pathétique et peut-être le plus intéressant de cette
tragédie. Fidèle aux mêmes principes , il a voulu,
peindre une scène d’Acdromaque, et le succès que
son tableau obtient tous les jours doit lui prouver
qu’on ne risque guère de s’égarer en suivant les
traces du grand poète qu’il a pris pour guide.

Oreste vient au nom des Grecs demander le fils
d’Hector, le jeune Astianax, qu’il leur importe de sa-
crifier à des ressentimens mal éteints. Avertie du danger
de son fils, Andromaque court se jeter aux pieds de
Pyrrhus, et implore sa protection en saveur de çet
enfant,

Ce seul bien qui lui reste et d'Hector et de T raye.

Pyrrhus, qui aime Andromaque, est atendri par ses
larmes. En vain Oreste lui fait envisager la vengeance
des Grecs prête à suivre son resus; le fils d’Achille,
dont la fierté est révoltée par ces menaces, prend An-
dromaque et son sils sous sa sauve-garde, et étend sur
eux son sceptre en signe de protection. Témoin du
pouvoir de sa rivale , Hermione s’éloigne furieuse.

Tel est le sujet de ce tableau , où le peintre a rappro-
ché avec beaucoup d’art, deux scènes de la tragédie,
et a mis ensemble quatre personnages qui ne se trou-
vent jamais réunis. Ce changement était nécessaire
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