Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 16
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Planche troisième. — Angélique et Medor ; Tableau de
M. Ansiaux.

Médor , que les soins d’Angélique ont rendu à la
vie, a payé l’amour de cette jeune reine du plus
tendre retour. Elle devient son épouse. Enivrés de
leur félicité commune , ils passent ensemble les
momens les plus doux dans la retraite et loin du
bruit des armes. Remplis d’un seul et même senti-
ment, ils cherchent à le peindre d’une manière toujours
nouvelle, et prennent pour confidens de leurs feux
tout ce qui les environne. Leur main trace sur l’é-
corce des arbres leurs noms entrelacés, et ils se
plaisent à penser que ces témoignages de leur amour
croîtront avec le tronc de l’arbre qu’ils en ont sait
dépositaire. C’est dans cette douce occupation que
le peintre a représenté Angélique et Médor. Celui-
ci trace avec un stylet leurs noms réunis, Angé-
lique semble vouloir diriger sa main.

Cette composition, dont les figures sont de grandeur
naturelle, est d’un efset agréable par la fraîcheur
des teintes, le brillant de la lumière, et la transpa-
rence des ressets. La pose d’Angélique est heureuse:
il y a beaucoup de douceur dans ses traits et dans
ceux de Médor.

M. Ansiaux a exposé quelques autres tableaux au
Salon : un Christ au tombeau; le portrait de seu
S. Exc. M. Cretet, comte de Champmol, ministre
de l’intérieur; un portrait de semme, et une tête
d’étude.
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