Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 37
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fit vue de profil. Elles sont l’une et l’autre en contre-
epreuve.

On ne trouvait point assez de mouvement ni de
variété dans le tableau du Couronnement. On trouve
dans le Serment du fracas et du papillotage. Il règne
dans la disposition générale du sujet une ligne dia-
gonale de division qui partage la composition en deux
masses distinctes ; l’effet en est d’autant plus dés-
agréable,sur-tout au premier coup-d’œil, que la partie
gauche est très-compliquée, et que la droite pré-
sente un vide considérable.

Dans le groupe des colonels et porte-enseignes,
il j a quelques figures dont l’attitude est outrée, ou
même sorcée. La scène parait trop tumultueuse, les
guerriers se heurtent et se pressent tellement, qu’ils
doivent se renverser les uns les autres en arrivant
au pied du trône. Le groupe des maréchaux, dont
l’enthousiasme doit conserver de la dignité, offre
des poses théâtrales et exagérées , où lron cherche
en vain le sentiment d’une noble simplicité; leur
action rappelle trop évidemment certaines représem
tâtions dramatiques d’un ordre inférieur.

Le Couronnement offrait plusieurs détails exécutés
d’une manière large et savante, où l’on retrouvait
tout le talent d’un grand artiste. Mais le nombre des
parties négligées était considérable, et formait une
disparate fâcheuse. Le tableau du Serment est à l’abr-
de ce reproche. Tout y est soigné, mais il ne prié
sente pas de beautés aussi frappantes ; cependant le
groupe des princesses est plein de goût et d’un
bel efset, et les deux pages sont du dessin le plus
correct et de l'exécution la plus heureuse. Ou peut
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