Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 41
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Planche vingt-cinquième et vingt-sixième.— La Révolté
du Caire; Tableau de M. Girodet.

M.Girodet vient de prouver par ce nouvel ouvragé
qu’il peut traiter avec un égal succès les sujets simples
et pathétiques qui n’exigent qu’un petit nombre de
personnages, et les scènes tumultueuses où régnent le
trouble et la confusion, où l’action principale se sub-
divise en plusieurs actions particulières, qui toutes
concourent au même but, et soutiennent l’attention
du spectateur.

Les Français étaient maîtres dé la ville du Caire :
rien n’annonçait qu’ils eussent à craindre les suites de
la révolte et de la trahison, lorsque tout-à-coup ils
virent éclater une sédition terrible Des rassemblemens
s’étaient sormés dans differens quartiers de la ville, et
particulièrement dans les environs de la grande mos-
quée. Le général Dupuy, commandant de la place ,
s’avance à la tête d’une escorte peu nombreuse, pour
dissiper les factieux, il périt sous leur glaive, avec
plusieurs officiers et quelques dragons qui l’accompa-
gnaient. Sa mort est le signal du carnage. La révolte
devient générale : par-tout où les Français sont surpris
sans désense, ils sont égorgés par ces furieux. On bat
la générale, des bataillons se forment, des colonnes
mobiles s’avancent, plusieurs pièces de canon tirent
dans les rues , et foudroient les rebelles. Ceux-ci se
retranchent dans les maisons et dans les mosquées •,
on les poursuit malgré le feu terrible qu’ils entretien-
nent ; on enfonce les portes , et l’indignation , la eo-

, Salon de 1810. 6
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