Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 44
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artiste cité pour la sagesse et la pureté de ses con-
ceptions )) ses personnages semblent trop pressés les
uns contre les autres , et se mêlent avec une sorte de
confusion. Peut-être M. Girodet a-t-il craint, en
adoptant une disposition plus méthodique, d’ôter à
son action cette chaleur de mouvement si nécessaire
dans une scène véhémente et terrible , et qui, comme
nous l’avons fait observer , n’offre à l’historien aucun
trait déterminé , aucun personnage dont le nom puisse
être cité.

Il nous a semblé que l’ossicier de hussards était
d’une stature un peu trop élevée. Quelques critiques
ont sait la même remarque sur la sigure de l’Arabe ,
dy moins il semble que la tête est beaucoup trop sorte
pour le reste du corps , que la draperie qui lui cache
le cou le fait paraître un peu court, et laisse quelque
incertitude sur la manière dont la tête est attachée
sur les épaules.

Terminons cet article en disant que si l'ensemble
de ce bel ouvrage laisse beaucoup à desirer au premier
coup-d’œil, il gagne infiniment à l’examen. Si, par
quelque accident fâcheux, un semblable tableau ve-
nait à être endommagé, divisé en plusieurs pièces,il ne
perdrait qu’une partie de sa valeur : chaque morceau
mériterait non - seulement d’être conservé avec soin,
mais encore d’être placé dans une école de peinture ,
comme un modèle du beau style dans le dessin et dans
l’exécution.

M. Girodet n’a exposé au Salon qu’un seul tableau
d’histoire , mais on y voit plusieurs portraits de semmes,
par le même artiste, qui tous joignent au mérite de
la ressemblance un dessin correct, un pinceau délicat,
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