Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 45
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mais dont les carnation,s tirent un peu sur le gris dans
les extrémités.

Celui de madame la comtesse de P.., en pelisse et en
rpbe de velours bleu, est un ches-d’œuvre de grâce , de
fraîcheur et de sinesse. Ce portrait est sans contredit
le plus agréable du salon; il ne serait pas déplacé près
de certains portraits de Raphaël et de Léonard de Y inci,
dont M. Girodet semble chercher le style noble et pur.

Nous avions omis de parler de deux beaux portraits
en pied , peints par M- Gros, ceux de M. le général
de division, comte Legrand , et du général Legrand,
son fils. Celui du père , sur-tout, se fait remarquer par
la vérité du coloris , la force du relief, et la chaleur
du pinceau.

Si les peintres d’histoire continuent de se livrer
au portrait , ils ne laisseront rien à faire à ceux qui se
sont sormés exclusivement dans ce genre. Aussi, par
représailles , quelques peintres de portraits ont-ils
tenté d’usurper le domaine des peintres d’histoire, et
de s’élever à la hauteur des compositions héroïques
ou poétiques. Le public a pu juger de quel côté est
l’avantage du combat.
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