Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 57
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Planche trente-septième, trente-huitième, trente-neu-
vième et quarantième. — Bataille d!Austerlitz ; Tn-
de M. Gérard.

L’exécution de ce morceau , depuis si long-temps
attendu, a fixé la réputation de M. Gérard dans un
genre où il n’avait encore rien produit, et doit rassurer
les personnes qui semblaient craindre qu’un artiste qui
jusque-là n’avait traité que des sujets simples ou
gracieux, ne pût s’élever à la hauteur des conceptions
fortes et animées.

Le moment de la journée d’Austerlitz, qui fait le
sujet de ce tableau, est celui où « le général R.app
« vient annoncer à l’Empereur que la garde impé-
« riale russe a été repoussée. »

L’Empereur, à cheval, placé sur un tertre qui do-
mine la plaine d’Austerlitz, est entouré de son état-
major et d’ossiciers ennemis faits prisonniers. Le fort
de la journée est passé. Le général Rapp, couvert de
blessures, arrive au grand galop, et vient annoncer
à l’Empereur la défaite de la garde impériale russe,
qui avait tenu la dernière.

Dans le lointain , à gauche, on aperçoit une partie
du champ de bataille. Sur le devant, du côté de
l’Empereur, un officier russe expire sur un affût de
canon brisé. Plus loin, un soldat renversé est près
d’être foulé aux pieds par un cavalier. Près de lui,
un jeune cuirassier blessé se soulève, porte la main
sur son cœur, et semble quitter sans regret la vie.
Salon de 1810. 8
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