Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 77
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de liaison entre les différentes parties de la composi-
tion, le croisement des lignes, la multiplicité des angles,
et la dispersion des lumières. Les artistes seuls com-
prennent ces termes, que nous regrettons de ne pou-
voir rendre plus simples et plus clairs. Mais de tels
désauts réunis dans un tableau blessent l’œil des per-
sonnes les plus étrangères aux principes de l’art ■ elles
en éprouvent l’effet, sans se mettre en peine d’en re-
chercher la cause.

Au surplus , soit dans les anciennes écoles de pein-
ture, soit dans l’école moderne, on ne peut citer au-
cune femme qui ait porté aussi loin que madame Mon-
gez le goût des compositions historiques et le gran-
diose du dessin ; et lorsque quelques hommes d’un ta-
lent distingué se bornent à de petits ouvrages dont la
mollesse et le fini minutieux semblent annoncer un
pinceau féminin , il est glorieux pour madame Mon-
gez de traiter son art en homme expérimenté.
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