Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 94
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Planche soixante-dixième. — Céphale , après le, meurtre
de Procris ; Statue , par M. Gois fils.

Céphale , fils d’Eole et mari de Procris , était pas-
sionné pour la chasse. Sa femme , inquiète de ses ab-
sences, et jalouse, s’avisa de le suivre secrètement, et
se cacha sous un feuillage épais. Céphale , excédé de
fatigue et de chaleur , étant venu par hasard se re-
poser sous un arbre voisin , invoqua, selon sa cou-
tume , l’haleine bienfaisante du Zéphyr (veni, aura!')
Procris, qui l’entendit,crut qu’il parlait à une rivale,
et fit un mouvement qui agita le feuillage. Céphale,
croyant que c’était quelque bête fauve, lança son ja-
velot , et la tua.

Nous ne pensons pas qu’aucun statuaire ait encore
sait la statue de Céphale. Ce sujet est très-favorable à
lasculpture; il offre en même temps une figure en repos
et une attitude expressive ; des sormes sveltes , gra-
cieuses , et susceptibles d’être portées jusqu’à ce genre
de beauté qui n’exclut pas la vérité des détails.

Ce modèle n’est encore qu’en plâtre. L’exécution
en marbre ne pourra qu’ajouter à la précision des
sormes.

Le même artiste a exposé cette année un joli
groupe en marbre , représentant Léda et ses quatre
ensans , Castor et Clytemnestre , Pollux et Hélène.
Les ouvrages de ce genre , et sur-tout de petite pro-
portion , sont rares , et généralement recherchés pour
la facilité avec laquelle on peut les employer à dif-
sérens objets de décoration intérieure.
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