Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 97
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OBSERVATIONS

Sur quelques ouvrages dont la gravure nai
pu être insérée dans ce recueil.

Si les productions du premier ordre, celles que l’on
peut ranger parmi les morceaux vraiment classiques ,
sont extrêmement rares aux expositions annuelles, ou
y remarque du moins , et notamment à celle de 1810,
un grand nombre de tableaux de divers genres, in-
téressans par le choix du sujet , par la grâce de la
composition , l’agrément du pinceau ou la légèreté
du coloris. On y a admiré sur tout de beaux portraits,
genre trop négligé, pour ne pas dire dédaigné, par
les peintres du milieu du dernier sièclej genre que
ceux du temps présent ont sait revivre , et qu’ils
seront briller d’un éclat durable, si l’amour du
ne parvient pas à l’emporter sur l’amour de l’art.

Nous avons déjà cité les portraits dus aux pin-
ceaux de MM. Gérard , Gros, Girodet , et de quel-
ques autres artistes dont nous avons sait graver les
productions nouvelles : nous devons faire ici une
mention particulière des portraits de M. Robert Le-
fevre, qui depuis long-temps a sait preuve d’un ta-
lent très-distingué dans ce genre , auquel néanmoins il
n’a pas exclusivement consacré ses pinceaux. Cet artiste
a exposé cette année un grand tableau de Vénus
désarmant l’Amour. On en avait vu l’esquisse au Salon
il y a quelques années. Ce morceau, très-brillant et
en même temps très-suave de coloris , annonce une
Salon de 1810, i5
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