Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 99
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maient une suite spéciale dans l’une des salles de la
galerie du Musée.

Nous regrettons enfin que M. Régnault ait privé
le public de la vue de son grand tableau de Socrate
arrachant Alcibiade du sein des voluptés. Ce bel ou-
vrage a été terminé et a passé à l’étranger au moment
même de l’exposition. On y eût admiré la richesse de
l’ordonnance, l’abondance et la variété de la compo-
sition, la grâce et la noblesse des sormes , et celte
rare facilité, don précieux de la nature, témoignage
irrécusable d’un génie sormé pour les beaux-arts.

M. Fabre , qui au dernier Salon avait exposé un très-
agréable tableau du Justement de Paris , n’a ossert cette
année aucun sujet historique. Mais on a vu avec grand
plaisir le portrait en pied de S. Exc. le duc de Feltre,
celui du fils aîné de son excellence , et le portrait de
madame la duchesse de Feltre avec ses quatre ensans.
Ces ouvrages, traités avec beaucoup de soin, ossrent
un dessin correct et un coloris vigoureux. M. Fabre a
de plus exposé un paysage. Cet artiste, de retour en
France après vingt années de séjour en Italie, exécu-
tera sans doute dans son pays quelque grand ouvrage
dont le succès le placera au rang auquel il a droit d’as-
pirer.

Nous regrettons de n’avoir pas donné le trait d’un
tableau de M. Delorme, représentant la Mort d’Abel.
Ce tableau, placé à une très-grande hauteur d'ans la
salle d’exposition, n’a pu être apprécié que lorsqu’il
a été descendu , quelques jours avant la clôture du
Salon. Les qualités, qui en font le principal mérite,
étaient perdues pour le spectateur; l’éloignement en
exagérait les défauts, Cette composition, dont les-
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