Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1810

Seite: 102
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sure une rose , emblème du plaisir qui guérit "les maux
causés par l’Amour. Une autre Nymphe se pique en
voulant cueillir des roses. Cette allégorie ingénieuse,
peut-être un peu recherchée, est rendue d’une ma-
nière facile et brillante -, le coloris même semble un
peu trop vif : on désirerait qu’il sût tempéré par quelr
ques teintes sourdes et indécises , qui en rendraient
l’effet plus tranquille.

M. Lafitte et M. Moreau le jeune se sont parti-
culièrement distingués par des suites de dessins com-
posés et exécutés avec autant de goût que de grâce
et de sinesse. Ceux du premier, au nombre de huit,
tracés aux crayons noir et blanc, sur un papier de demi-
teinte , représentent les bas-reliefs feints de l’arc de
l’Etoile, dont le modèle a été élevé à l’époque du
mariage de S. M. l’Empereur. D’après ces dessins on
est à même de juger beaucoup mieux que d’après
l’exécution en grand du mérite de ces diverses com-
positions : elles suffiraient pour saire la réputation
d’un artiste.

Les dessins de M. Moreau , soigneusement terminés
à l’encre de la Chine, la plupart destinés à être gravés
pour des entreprises thypographiques , méritent d’être
remarqués parmi les meilleurs ouvrages de ce genre.
Composition , ordonnance , expression , esfet de clair-
©bscur, tout y porte l’empreinte d’un talent original,
on pourrait ajouter inépuisable. On distingue entre
autres deux dessins capitaux, dont le-premier re-
présente la Réception de S. M. l’Empereur à l'Hôtel
de—Ville, le 4 décembre 1809 le second, la Fête don-
née à lEmpereur par la ville de Paris, à l’occasion du,
mariage de LL, MM. IJ. et RR,.
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