Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

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AVERTISSEMENT.

Les divers évènemens qui, depuis le dernier
Salon, ont retardé les travaux des artistes, avaient
donné lieu de croire que leurs productions ne
seraient pas assez nombreuses pour former, en
1814 j une exposition digne de celles qui ont eu
lieu précédemment, et d’après laquelle on pût
apprécier l’état actuel de l’Ecole française. Mais
la faculté qui vient d’être accordée aux peintres et
aux sculpteurs de rapporter des ouvrages exposés
en 1808, 1810 et 1812, et même quelques-uns
d’une date antérieure, a dissipé la crainte qu’ils
avaient manisestée de voir régner un vide immense
dans ce Salon, dont la richesse se sait toujours
remarquer par la surabondance même des objets ;
surabondance qui atteste, il faut en convenir,
plutôt le nombre que la fécondité de nos artistes.

Cette réexposition de morceaux choisis ajoutera
tout-à-la-fois à la gloire de l’Ecole et aux jouis-
sances du public. Le Roi et les princes de son
auguste famille, protecteurs nés des beaux-arts,
et celte multitude d’amateurs français et étran-
gers qui, depuis long-temps éloignés du sol de la
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