Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 14
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sur son cœur, et rend grâces aux dieux. Mais les dieux
ont prévu que le jeune prince serait la gloire de son
siècle et le protecteur des sciences et des arts. Ils ont
envojé sur la terre les Filles de mémoire pour présider
à sa naissance. Clio marque déjà son nom dans les
fastes français. L’Eloquence , la Poésie, la Peinture
contemplent avec admiration l’auguste enfant. On croit
même reconnaître dans les traits de ces divinités le
caractère de sagesse et de gravité qui distingue les
productions des poètes et des artistes au siècle de
Louis XIV.

L’auteur de cette peinture a su motiver et varier
l’expression des autres divinités qui entourent le jeune
prince. La plus apparente , sur le premier plan, est
JunonLucine, vue de profd, et couronnée du dictame
des Grecs. Plus loin , Minerve avec les attributs qui
distinguent la déesse de la guerre et des arts. Les Heures
voltigent au-dessus de leurs têtes, et répandent à
pleines mains les trésors du printemps -, et tandis
qu’une de leurs compagnes fait retentir les airs de ses
accens mélodieux , deux Génies présentent au specta-
teur cette inscription si connue : Deo Datus ; un troi-
sième garde la lyre des immortels -, un autre enfin tient
une couronne qu’il a formée de lauriers et de lis. On
aperçoit dans le fond la jeune Iris qui remonte vers les
cieux.

Nous croyons avoir indiqué toutes les figures qui
entrent dans cette composition. Les Heures surtout
ont un caractère assez rare de grâce et d’originalité.
Le tableau est d’un aspect agréable au Salon , et doit
gagner encore à la place qui lui est destinée.

Nous aurons occasion de citer d’autres ouvrages de
M, Mej'nier.
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