Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 15
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Tlanche sixième, — Henri IV remet une promesse de

mariage à la marquise de Verneuilj Tableau de

M. le Barbier l’aîné.

Henriette d’Entragues ayant exigé d’Henri IV une
promesse de mariage, ce prince, avant de la lui don-
ner, la montra à Sully. Le ministre prit le papier, le
lut, et, pour toute réponse, eut le courage de le dé-
chirer. Le roi surpris , mais non rendu à la raison ,
eut la faiblesse de faire un second écrit, qu’il remit à
sa maîtresse. Quelque temps ensuite, il acheta pour
elle le marquisat de Verneuil.

Le peintre a supposé que la scène se passe dans un
jardin. Henriette d’Entragues est assise sur un banc,
près d’un piédestal orné de la statue de l’Amour. Le
roi l’aborde, et lui présente cet écrit qu’elle n’a obtenu
qu’à sorce d’artifices.

Outre ce petit tableau, d’un coloris frais et léger,
et le grand tableau, dont l’esquisse est la deuxième
de ce volume , M. le Barbier a offert à l'exposition
deux autres compositions nouvelles. La première est
une allégorie sur un renouvellement de mariage au
bout de cinquante ans. « Le temps qui détruit tout, n’a
pu cependant, malgré ses efforts, renverser l’autel de
l’Hymen , défendu par le dieu lui-même. » L’artiste a
expliqué sa pensée par ce distique :

L’hymen par sa constance a, durant cinquante ans,

Garanti son autel des outrages du temps.

Le second morceau est un grand dessin dont le sujet
‘est tiré de la 6e églogue de Virgile. C’est le tombeau
de Daphnis sur lequel des bergers et des bergères
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