Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 20
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chapelle, et les chrétiens venaient de toutes parts la-
visiter. Cette église était hors des murs de la ville,
mais n’en était pas très-éloignée. Le roi Dagobert,
qui mourut en i658, ayant fondé la célèbre abbaye de
Saint-Denis, on y transporta les reliques de ce saint
et de ses compagnons.

Nous ne donnerons pas l’analyse du tableau de
M. Monsiau. L’inspection seule du trait gravé suffit
pour en saire sentir l’ordonnance ; l’aspect en est
imposant. Les groupes, quoique nombreux, se dé-
tachent nettement les uns des autres, parce que les
masses d’ombres et les lumières y sont adroitement
ménagées. Le coloris ne manque pas de chaleur, et
l’effet de l’ensemble a tout à-la-fois de la douceur et
de la sermeté. Peut-être en général les figures sont-
elles un peu trop en mouvement pour des personnes
qui écoutent ou doivent écouter. Peut-être aussi les
costumes et les airs de tête n’ont-ils pas toute l’aus-
térité que le sujet semble exiger. Mais l’artiste a
cherché la variété.

M. Monsiau a exposé deux autres tableaux : l’un
est ancien et représente madame de la Yallière aux
Carmélites; l’autre est nouvellement terminé ; le sujet
est S. François de Sales invoquant la grâce divine
pour le succès de ses pieuses entreprises.
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