Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 23
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Planche treizième et quatorzième. — Œdipe ensant
présenté à Péribée ; Tableau de M. Meynier.

Le berger Phorbas ayant trouvé Œdipe abandonné
et suspendu par les pieds à un arbre sur le mont Cy-
tliéron, le porte dans le palais de Polybe, roi de
Corinthe, et le présente à la reine Péribée. C’est ce
dernier moment que l’artiste a choisi pour donner à
son sujet tout le développement et tout l’intérêt dont
il est susceptible.

La reine est entourée de femmes et de jeunes filles
occupées à jouer de la lyre ou à de légers travaux de
leur sexe. Distraites par l’arrivée de Phorbas , elles se
lèvent, l’écoutent, et témoignent diversement l’intérêt
que leur inspire le petit Œdipe ; il est encore saible
et souffrant, et dans les bras du berger qui s’approche
respectueusement de la reine. Une femme prend l’en-
fant , le soulève pour le présenter à Péribée , et semble
attendre avec inquiétude ce qu’elle prononcera sur le
sort du petit insortuné.

Il suffit de jeter les yeux sur le trait de cette belle
composition pour juger des soins que le peintre a
mis à varier et à motiver les attitudes, les mouve-
mens et l’expression des personnes qui entourent la
reine. Derrière Phorbas on voit un jeune pâtre qui
tient en lesse le chien de son maître, et raconte en
même temps que lui l’aventure dont il a été témoin.
La scène se passe dans une galerie d’ordre ionique,
d’où l’on aperçoit la campagne et un horizon très-
élevé.
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