Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 25
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Planche quinzième. — B as-relies destiné à amer un
tombeau ; par M. Lemire père.

Le tombeau pour lequel ce bas-relief allégorique
est destiné, est celui de madame Belloc, enlevée, jeune
encore , à sa samille et à ses amis. Cette dame , épuisée
Par une longue maladie , et près d’expirer dans les bras
de son mari qui la soutient, l’assemble ses enfans au
pied de l’autel de l’union, leur fait ses adieux et les
con jure de rester toujours unis. Près d’elle est un génie
éteignant son ssambeau.

Un passage d’une des fables de La Fontaine a ins-
piré cette scène touchante, et doit seivir d'inscription
au bas-relief:

.Je vais où sont nos pères.

Adieu ! promettez-moi de vivre comme frères.

Que j’obtienne de vous cette grâce en mourant.

Cette composition , comme tout ce qui sort du ciseau
de M, Lemire, se fait remarquer par la simplicité et

grâce de la pensée, la naïveté des formes et celle
Pe l’expression , et parla finesse d’un travail qui n’offre
siirnais rien d’outré. Ce morceau ne doit pas être con-
°udu avec une multitude d’ouvrages du même genre,
aus lesquels on reconnaît plutôt le froid ciseau d’un
P'aticien , que la touche d’un statuaire pénétré de l’im-
P°rtance de son art et nourri de l’étude de la nature.

. M. Lemire a, de nouveau , exposé trois morceaux
rjltés avec éloge aux Salons précédens, et recueillis
atls nos Annales :

,0- L’Amour mettant une corde à son arc; statue
etl ruarbre. ( Salon de 1810 , pl. 35 , pag. 53 ) ;

. a°- Un jeune berger méditant un air champêtre,
v don de 1808, tom. 1, pl. 17, pag. 49 );

J : Une statue d’enfant représentant le Génie de la
P°esie. (Salon de 1812, tom. ter, pl. 29, pag. 45.)

Salon de 1814.

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