Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 27
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0.5
1 cm
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C 2 T )

Planche dix-septième. — Le Tasse lisant ses vers à la
princesse Léanoxe ; Tableau de M. Ducis.

M. Ducis, auteur de ce petit tableau dont les figures
a’0nt guères plus de deux pieds de proportion, en avait
®xposé un, il y a deux ans, dont la vie du Tasse lui
avait également fourni le sujet (i) , et qu’il a replacé
au Salon. Il a pour pendant le morceau qui fait
^ objet de cet article.

Le Tasse passa les plus belles années de sa vie au-
près delà princesse Léonore qu’il aima éperduement.
De tous les hommages que ce grand poète lui adressa ,
celui qui dut la flatter davantage est le beau portrait
qu’il fit de cette princesse , sous le nom de Soplironie,
dans le poëme de la Jérusalem délivrée. Le Tasse,
dans le transport de sa passion , se représente lui-
sttême dans Olinde , et saisit ainsi l’occasion d’instruire
léonore de son amour.

L’auteur du tableau a choisi le moment où la prin-
cesse, seule dans son appartement avec l’auteur de la
Jérusalem délivrée , entend la lecture qu’il lui fait d’un.
^es plus beaux épisodes de son poëme , celui d’Olinde

Sophronie.

Le tableau est agréablement composé ; le coloris en
est frais et vif , et les détails en sont soignés j on y vou-
drait un peu plus de fermeté dans la touche et plus

expression dans les traits du Tasse.

Nous offrirons dans ce volume le dessin de deux autres

.') Voyez Salon de 1813, tom. 1, pl. 7, pag. 21.
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