Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 34
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moins que sa propre gloire. Tous les genres de taletis
devinrent les tributaires et les instrumens de son am-
bition. Plaignons ceux qui, par cupidité ou pour s'a-
vancer dans le chemin de la faveur, peut-être aussi
poussés par la dure nécessité , se font une étude
constante de la flatterie, un devoir habituel de sacrifier
aux circonstances !

Les temps sont changés. L’homme de génie, pénétré
de la dignité de son art, peut en offrir désormais le
libre hommage à son prince légitime; et, sans qu’on
puisse-l’accuser d’adulation , célébrer les vertus d’un
Roi que la Providence a ramené miraculeusement
au milieu de son peuple.

Le tableau de la Résurrection , dont il s’agit dans cet
article, et celui de la Conversion de S. Paul, qui sait
le sujet de la planche suivante, sont destinés l’un et
l’autre pour la cathédrale de Liège , et exécutés dans
des dimensions à-peu-près semblables (environ douze
pieds de haut sur io de large.) La disposition du sujet
nous a paru sage et bien entendue , l’expression sentie ,
l’effet lumineux sans être fade. Quant aux détails du
dessin et à l’étude des extrémités à laquelle nous pré-
sumons que le peintre a donné tous ses soins, il est
impossible d’en juger à l’extrême hauteur où sont
placés les deux tableaux. L’immense quantité d’ou-
vrages admis à l’exposition , est cause que beaucoup
d’autres que ceux-ci sont à peine distingués, et sont
appréciés d’une manière incertaine.
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