Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 49
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1814/0082
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 49 )

Planche trente-cinquième. — Un jeune Zcphii se balan-
çant au-dessus des eaux ; Tableau de M. Prud’hon.

Zéphire, fils d’Eole et d’Astrée, était regardé chez
les Grecs comme le vent d’Occident, dont le souffle
portait la fraîcheur dans le climat brûlant qu’ils habi-
taient. Les poètes lui donnent les traits d’un jeune
homme d’un air doux et serein, des ailes de papillon
et une couronne composée de toutes sortes de sseurs,
pour désigner son influence bienfaisante sur toute la
nature. Mais, pour enrichir leurs fictions , les poètes ,
ainsi que les peintres, se sont plus à multiplier la
samille des Zéphirs de même que celle des Amours.
Ovide peint les Zéphirs occupés à parer de sseurs
l’enfance du monde, que la poésie place toujours à
l’époque du printemps. L’Albane, dans ses tableaux
des Elémens et des Saisons ; le Corrège et Raphaël ,
dans leurs riantes allégories , ont représenté de nom-
breux groupes d’Amours sous l’aspect le plus gracieux
et dans les attitudes les plus séduisantes et les plus
■variées.

En jetant le premier coup-d’œil sur ce joli tableau
de M. Prud’hon, et avant de savoir sous quel titre il
le produit à l’exposition, on est porté à croire que
l’auteur n’avait eu d’abord d’autre intention que de
représenter un ensant de neus à dix ans prêt à se bai-
gner , et se tenant à deux branches pour descendre
plus doucement dans le lit du fleuve; mais que, dans
]a suite de son travail, M. Prud’hon a saisi une idée
imprévue et transsormé cet enfant en Zéphir , en lui
donnant des ailes de papillon et cette draperie légère

Salon de i8t4- 7
loading ...