Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 50
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( So )

qui voltige au-dessus de ses épaules. Cette supposition
paraît d’autant mieux sondée , que le Zépliir , pour se
balancer au-dessus des eaux, n’a besoin que du mou-
vement de ses ailes; l’effort qu’il paraît faire en saisis-
sant une branche pour se soutenir dans les airs, détruit
toute idée de la légèreté qui le caractérise. Au surplus,
quelle que soit la justesse de cette observation , à la-
quelle nous sommes loin d’attacher aucune importance,
ce nouvel ouvrage de M. Prud’hon ne fait que confir-
mer la réputation qu’il s’est depuis long-temps acquise
pour Ja grâce et le moëlleux du pinceau, réputation
d’autant mieux sondée , que les artistes ont été les
premiers à la confirmer; car si le public s’arrête plus
volontiers aux productions qui se font remarquer par
une imitation forte et purement individuelle , les
hommes de l’art savent mieux apprécier les beautés
idéales, lorsqu’elles ne s’écartent pas des limites tracées
par la raison et par le goût.

On voit au Salon deux autres tableaux de M. Pru-
d’hon , qui y ont été exposés anciennement : la Jus-
tice divine poursuivant le Crime (i), Psyché enlevée
par les Zèphirs (2).

(1) Salon de 1808, tom. 1, pl. 20, pag. 52.

(2) Salon de 1808 , tom. 1, pi. 29, pag- 63.
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