Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 54
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cet article ne laisse rien d’obscur sur l'idée de la com-
position de ce groupe très-imposant par sa masse et
par le mérite de l’exécution. Il a reçu au Salon un
accueil très-favorable , et a, plus que tout autre ou-
vrage du même genre, attiré et fixé l’attention du
public.

Le mouvement de la figure est grandiose, et les dé-
tails en sont rendus avec une habileté peu commune.
Si l’auteur laisse quelque chose à desirer , c’est dans
le rapport des membres avec là tête; l’action muscu-
laire des premiers paraît un peu tourmentée , lorsque
l’expression de la tête ne semble pas suffisamment
animée; on croit que le bras droit est un peu court,
et que les cuisses sont trop fortes par rapport aux
bras. Le travail de la figure du serpent est un peu
minutieux; s’il était plus large et plus moelleux, il
arrêterait moins l’œil du spectateur, dont l’attention
se reporterait toute entière sur l’objet principal. Au
reste, ces détails et ce manque de proportion, s’il
existe, seraient faciles à rectifier, dans le cas où le
modèle recevrait son exécution en marbre. Il a ait
moins neuf pieds de hauteur.
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