Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 56
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C 56 )

de rochers immenses et de l’aspect le plus lugubre.
Le groupe des trois juges est éclairé par la lumière
d’une lampe suspendue au-dessus de la tète de Minos.
La figure de Phèdre est frappée d’un large rayon d’une
lumière argentine, semblable à celle que donnerait le
disque de la lune. L’opposition de ces deux lumières
peut paraître piquante , mais le contraste n’est pas
exempt d’affectation, e t nui t à l’harmonie de l’ensemble.
Au reste, la composition et le dessin de ce morceau
sont assez bien sentis et d’un bon style. Dans la figure
de Phèdre, les draperies manquent de légèreté, et la
forme du voile qui s’élève au-dessus de sa tête ajoute
encore à ce désaut.

M. Trézel a de nouveau exposé son tableau de la
Fuite de Caïn, que l’on a vu au Salon dernier (i).

(i) Salon de 1812, tom. 2, pi. a5, pog. 5g.
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