Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 87
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les figures sont de grandeur naturelle , tout ce qui
peut donner de l’intérêt et du charme aux sujets poé-
tiques. Vénus est descendue de son char, traîné par-
deux oignes ; les yeux élevés vers le ciel, elle accuse
la rigueur du destin j et debout près du corps inanimé
de son cher Adonis, elle cherche vainement sur son
cœur un reste de vie -, il a rendu le dernier soupir.
L’Amour soutient une des mains du jeune prince et
mêle ses larmes à celles de Vénus. On voit dans le
lointain le sanglier poursuivi par les chiens.

Un dessin noble et correct, un coloris suave, un
pinceau coulant et facile, recommandent cette nou-
velle production d'un artiste qui a été l’un des pre-
miers à ramener dans notre école le goût de l’antique
et la pureté des formes.
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