Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 92
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1814/0152
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
I

( 92 )

appuyée sur l’épaule de sa jeune libératrice. Il est
vêtu d’im large manteau de pourpre, sa lyre est pendue
à son côté, ses bras sont nus et vigoureux l’artiste a
eu soin d’éviter ces sormes grêles, pauvres et décré-
pites, sous lesquelles tant d’autres ont cru , mais à
tort, devoir représenter Homère. En effet, il impor-
tait de conserver à ce grand personnage un peu d’idéal
dans les formes , et sur-tout de la dignité. M. Gérard a
su joindre, avec autant de goût que de sentiment,
l’expression de la tête, telle que l'exigeait le sujet, à
l’exactitude d’un buste très-connu , que les antiquaires
sont convenus d’attribuer au prince des poètes. La
jeune fille est vêtue d’une tunique jaune, qui tombe
au-dessus de ses genoux. Sa chevelure est brune , son
teint et ses traits sont animés. Le devant du tableau
représente un rivage hérissé de rochers arides ; la mer
est agitée, et l’on aperçoit une barque à l’horizon.
L’effet du tableau consiste principalement dans la
sorce du ton, et de plus , il osfre une opposition pi-
quante , celle de la figure de la jeune fille et de la
teinte lumineuse du nuage sur laquelle cette figure
ressort avec beaucoup, de vigueur.
loading ...