Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 100
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naître ses personnages. Il est peu d’artistes doués d’un
talent aussi facile.

Par M. Boisselier : quelques paysages d’une com-
position froide, et d’uu pinceau sec et dur.

Plusieurs portraits de personnes connues, d’une
parfaite ressemblance, par M. Bonnemaison. Quel-
ques autres par Mu° Bouliard.

Six dessins au bistre , par M. Constant Bourgeois,
savoir : une Vue de l’abbaye aux Hommes à' Caen y
deux de l’abbayeaux Dames, delà même ville. Les trois
autres sont celles de la Chartreuse de Grenoble ; des
Ruines du château de Charles VII, à Chinon; et du
château d’Issé-sur-l’Indre. Ces dessins, d’une exécu-
tion brillante, mais qui peut-être laisse à désirer un
peu plus de chaleur de pinceau, sont dignes de servir
de modèles à tous ceux qui voudraient se livrer à ce
genre d’étude.

M. Bouton avait exposé au Salon de 1812 une Vue
intérieure d’une salle des Petits-Augustins de Paris.
Ce premier ouvrage d’un artiste qui 11’était pas connu
atteignait déjà la persection de ce genre. A la vérité ,
c’est un de ceux où les succès sont le moins longs
et le moins difficiles à obtenir; mais il excite toujours
l’-intérêt et la curiosité, parce que le charme de l’imi-
tation séduit, non-seulement la multitude, mais en-
core les amateurs les plus sévères. Deux nouveaux
tableaux de M. Bouton , dont le premier représente
l’Intérieur d’une autre salle des Petits-Augustins , et
le second le Palais des Termes-de-Julien , monument
antique dont les ruines subsistent à Paris, ont mis le
sceau à la réputation de cet artiste. Vérité de pers-
pective, d’essets et de teintes, surtout dans les lumières.
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