Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 102
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plein de vérité. C’fest le premier ouvrage de l’auteur.
Les succès qu’on obtient dans ce genre , sans qu’il
soit nécessaire de faire de longues études , ni de grands
Irais d’imagination, la certitude déplaire au public et
de séduire les amateurs , engageront sans doute plus
d’un artiste à abandonner la peinture historique, car-
rière longue et pénible , et qui ne supporte pas cette
médiocrité, sur laquelle il serait peut-être dangereux ,
pour l’honneur des arts, d’appeler la profusion des
encouragemens ; car, s’il y a lieu de penser qu’il faut
plus de talent pour faire un médiocre tableau d’his-
toire que pour créer un bon tableau de genre, du
moins on ne peut disconvenir qu’un bon tableau de
genre est préférable à un mauvais tableau d’histoire.
Au reste, si M. Cochereau se contente de l'accueit
qu’il vient de recevoir du public, sans chercher à
agrandir la sphère de son talent, il peut être assui'é
d’un succès complet.

Par M. Constantin : le Portrait de Mlle Mar-s, ac-
trice du Théâtre-Français, peint en émail d’après le
tableau de M. Gérard ; tableau que le public a regretté
de ne point voir au Salon ; c’est un des plus beaux de
l’artiste. M. Constantin a copié deux autres productions
du même peintre , savoir la Psyché et le Belisaire. Ces
émaux sont aussi bien rendus qu’on peut le désirer,
surtout pour des morceaux de grande dimension.

M. Coupin , auteur du tableau des Amours de Fran-
çoise de Rimini, dont nous avons donné la gravure dans
un des volumes précédens, l’a replacé à cette expo-
sition, ety aremportéde nouveaux suffrages. Le même
artiste en a exposé un second, digne d’être remarqué
par le choix du sujet et par la manière dont il esfc
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