Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 107
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ï’tin des derniers et des plus saibles ouvrages de ce
peintre célèbre , mort depuis plusieurs années. Ce
tableau, d’un dessin très-incorrect, d’une couleur
monotone et d’un pinceau mou, donnerait l’idée la
plus désavantageuse d’un des meilleurs peintres de
notre école, si l’on pouvait oublier qu’il a produit de
sort bons tableaux de genre, et qu’il excellait à peindre
des têtes d’expression et des demi-figures ; c’est parmi
ces ouvrages que les amis de Greuze auraient dû faire
un choix pour le rappeler au souvenir des connaisseurs
et des gens de goût.

Le public a revu avec intérêt trois anciens tableaux
de M. Guérin : Phèdre , Andromaque , Cépliale et
l’Aurore; un Portrait de femme exposé pour la pre-
mière sois , lui a mérité des éloges.

Deux autres artistes du même nom ont rapporté des
ouvrages dépà connus : M. Jean Guérin, de fort belles
miniatures; M. Paulin Guérin, son tableau des Remords
de Caïn, dont nous avons donné le trait dans le vo-
lume du Salon de 1812.

Oreste poursuivi par les suries , ancien tableau ufe
M. Hennequin. Le Christ au tombeau , nouvelle pro-
duction du même peintre. Il s’en saut beaucoup que
le dernier ouvrage ait eu autant de succès que le pre-
mier. La scène du Christ au tombeau, exécutée de
pratique, selon toute apparence, manque dé correc-
tion dans le dessin , de noblesse dans l’expression , de
vérité dans le coloris et dans l’ordonnance. L’effet
de clair-obscur que l’artiste a voulu rendre idéal ,
est purement sactice et hors de nature. Si nous re-
levons avec sévérité ces nombreux désauts, c’est parce
«l'Ue sauteur a donné des preuves d’habileté dans,
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