Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1814

Seite: 113
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1814/0176
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
C 11$ )

ses deux figures , elles paraissent petites, vul-’immea-
sité du cadre dans lequel l’artiste les a en quelque
sorte noyées. Il ne faudrait rien moins qu’un dessin
savant et correct, un coloris vrai, une touche magis-
trale pour donner de l’intérêt à cette composition.
M. Henry a essayé un tour de force et n’a pas été
heureux.

L’Anneau de Charles-Quint, par M. Révoil, a été
exposé il y a quatre ans et placé dans la galerie de
Malmaison. Il vient d’être exposé de nouveau , et sou-
tient sa réputation.

M. Richard, compatriote et émule de M. R.évoil(ces
deux peintres résident à Lyon), a remis à l’exposition
trois petits tableaux, dont le fini précieux, mais un
peu froid, en procurant à son auteur d’utiles suffrages,
a eu beaucoup d’imitateurs parmi les jeunes artistes
de l’un et de l’autre sexe. Cette année ces tableaux
n’ont pas autant attiré la foule. En général, on préfère
une expression animée au fini de l’exécution, qualités
que l’on trouve rarement réunies.

Des portraits fort ressemblant et d’un ton simple et
vrai assurent à M. R.iesner un rang distingué parmi
les peintres de ce genre. M. Robert le Fèvre, qui joint
à l’étude de la nature celle des maîtres anciens qui y
ont excellé, a produit au Salon plusieurs portraits
qu’on y avait déjà admirés. Il en a offert quelques
autres qui n’avaient pas encore paru. Parmi ces der-
niers on remarque le portrait d’une dame avec son
enfant qu’elle vient de baigner; ce morceau est d’une
grande fraîcheur de coloris ; l’effet en est brillant,
chaud et harmonieux.

Par M. Roehn : plusieurs tableaux de paysage et de
Salon de 1814. i5
loading ...