Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: V
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1817/0011
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
AVERTISSEMENT.

Les Amateurs des beaux-arts ont eu souvent
l’occasion de remarquer que l’Ecole srançaise,
régénérée vers la fin du siècle dernier, n’avait, à
la vérité , depuis celte époque , rien perdu de son
éclat, mais n’avait sait aucun progrès sensible,
et qu’elle semblait devoir rester long-temps dans
cet état de stagnation , lorsque des encouragemens
nombreux , dus à la munificence du Souverain ,
ont sait éclorre simultanément des talens nouveaux
et les ont mis tout-à-coup en évidence.

Le Public a su distinguer, parmi ces difsérentes
productions, plusieurs tableaux de jeunes artistes
qui, jusqu’à ce jour, n’avaient fait concevoir que
des espérances ; ils viennent de les remplir par des
ouvrages d’un mérite rare , et d’autant plus dignes
d’éloges , qu’on y reconnaît tout à la sois la fécon-
dité de l’imagination et l’originalité du talent.

L’exposition qui devait avoir lieu en novembre
1816, ayant été remise au 24 avril 1817, il y a
eu environ trois années d’intervalle entre le Salon
actuel et le Salon précédent , au lieu de deux
années, suivant l’ancien usage ; et cette mesure
était commandée par les circonstances. O11 devait
loading ...