Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 18
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blancheur des lis : elle fixe ses yeux éteints vers le
ciel, et, soulevant sa main froide et glacée, elle la
présente au guerrier comme un gage de paix. Dans
cette attitude elle expire et paraît dormir. »

Ce tableau , sagement composé , d’un dessin correct,
d’une touche élégante et facile, se recommande par
un autre mérite , qui devient plus rare de jour en
jour, même dans quelques-unes des meilleures pro-
ductions de l’école actuelle , où l’on donne trop d’im-
portance aux détails inutiles, soit dans les nus , soit
dans les accessoires. M. Mauzaisse semble chercher
cette manière large et coulante qui distingue les
peintres italiens, et l’on ne peut que l’en séliciter.
Son exécution a du nerf et n’en est pas moins gra-
cieuse et finie. Ce morceau , digne de l’école du
Guide, laisse entrevoir ce que l’artiste, jeune encore,
peut acquérir par la lecture des poètes , l’étude de
la nature, et par cette application soutenue qui sorme
les talens d’un ordre supérieur.

La figure de Clorinde offre un peu de symétrie dans
la pose des bras , mais ce léger désaut, compensé par
la beauté de la tête, disparaît, en quelque sorte, sous
le travail brillant du pinceau.
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