Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 23
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1817/0038
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( a5 )

Planche onzième. — Une scène des prisons de l’inqui-
sition. Tableau de M. le comte de Forbin.

M. de Forbin paraît avoir fait une étude spéciale
des effets pittoresques , et de cette partie de l’art
que Rembrandt et les peintres de son école ont poussé
au dernier degré de vigueur, d’harmonie et de vérité.
Sous ces rapports, le tableau qui fait le sujet de cet
article est digne d’une attention particulière, et mé-
rite les éloges qu’il a reçus dans le public : ceux
même qui, peu versés dans la théorie de la peinture
mettent plus de prix au sujet d’un tableau qu’à la
manière dont il est rendu , trouveront dans celui-ci
le motif d’un intérêt touchant. Une religieuse est in-
terrogée dans une salle souterraine du tribunal de l’in-
quisition de Valladolid, par un religieux de l’ordre de
S- Dominique. Un familier de l’inquisition, tenant entre
ses mains le san-benito qui doit être placé sur la tête
de l’accusée, attend, un genou en terre, le moment
où elle sera déclarée hors de communion. On voit,
sur le devant du tableau, l’entrée du souterrain qui
lui sert de prison. Ce morceau fait partie du cabinet de
S. A. R. Mgr duc de Eerri.
loading ...