Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 27
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Planche quinzième. — Les En san s de Jacob envoient à
leur père la robe de Joseph. Tableau de M. Heim.

Les frères de Joseph, après l’avoir inhumainement
dépouillé et vendu à des Ismaélites, songent à dé-
rober la trace de leur crime. Ils envoient à Jacob
la robe de leur frère , qu’ils ont trempée dans le sang
d'un chevreau, et disant qu’ils l’ont trouvée , sont de-
mander à leur père s’il la reconnaît. A cette vue , Jacob
croit qu’une bête cruelle a dévoré Joseph, et il s’abon-
donne à l’excès de sa douleur.

L’auteur de ce tableau , dont les figures sont do
grandeur naturelle, où l’on trouve un bon style de
dessin et de composition, et des caractères largement
indiqués , laisse trop apercevoir l’imitation de certains
maîtres de l’ancienne Ecole d’Italie ) ce genre d’imi-
tation , qui n’est que louable lorqu’on en use sobre-
ment , et lorsqu’on sait faire un choix heureux , ne
semble pas, dans le tableau dont il s’agit, avoir été
dirigé avec tout le goût et toute la correction désirables.
Les masses d’ombres et de lumières, qui constituent
le clair-obscur, y sont isolées , morcelées, et ne se rat-
tachent point assez à un système général d’harmonie,
dont le peintre ne doit jamais s’écarter. Un autre ta-
bleau que M. Heim a exposé en même temps que
celui-ci, et dont le sujet est Ptolémée Philopator ren-
versé par la main de Dieu à l’entrée du temple de
Jérusalem , peut donner lieu aux mêmes observa-
tions. Dans l’un et l’autre morceau, les ombres sont
enfumées et poussées jusqu’au noir , lorsque les
lumières y sont portées à un degré de vivacité que l’on
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