Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 28
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ne remarque pas dans la nature. Il en résulte un esset
qui n’est ni vrai ni gracieux, parce qu’il est discor-
dant et dur. Ajoutons que, s’il n’est pas nécessaire
qu'un morceau de peinture paraisse sortir de la main
de l’artiste, il ne doit pas non plus avoir l’aspect d’un
vieux tableau. Il faut laisser faire au temps, qui en dé-
truit assez tôt la fraîcheur. Si cet air de vétusté n’a rien
de choquant dans les chefs-d’œuvre qui, depuis deux
ou trois siècles , commandent l’admiration ; si même ,
pour certains demi-connaisseurs, il donne de l’im-
portance et du prix à des tableaux de la dernière mé-
diocrité, du moins on n’aime pas à le rencontrer dans
un ouvrage terminé récemment, parce qu’il semble
annoncer un choix de teintes et un pinceau peu soi-
gnés, ou une prétention inutile.

Le groupe de Jacob et de ses filles a du mouvement
et de l’expression. La sigure du père doit l’emporter ,
sans doute, sur celles dont il est entouré, mais elle
ne doit pas être colossale, et la tête surtout paraît
beaucoup trop sorte.
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