Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 32
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ses pinceaux aux sujets mytologiques , et sans cloute
il a pensé que , pour les rendre plus convenablement,
il lui importait de se rapprocher, autant que possible,
du goût simple et pur des anciens, ou du moins du
style de quelques sragmens de peintures antiques que
le temps a épargnés, et qui, pour n’être pas des mor-
ceaux du premier ordre , peuvent cependant nous
donner une idée de la manière des peintres grecs.
Elle dut se distinguer parla correction des sormes,
la grâce et la netteté des contours , un fini pré-
cieux dans les moindres parties, un effet simple, na-
turel , absolument étranger à cet ingénieux artisice
que nous désignons sous le nom de clair-obscur, qui
peut-être n’est qu’un persectionnement de l’art mo-
derne , moins nécessaire dans les compositions his-
toriques que dans les sujets familiers.

Mais , en rejetant ces moyens secondaires , qui sont
si bien valoir les beautés essentielles , en affectant une
trop grande simplicité de lignes et de coloris, et sur-
tout en négligeant avec une intention marquée l’esfet
général, on risque toujours, quelqu’effort qu’on fasse
pour perfectionner son travail, de tomber dans la
froideur et la monotonie. M. Granger n’est pas à l’abri
de ce reproche , et son tableau, dont chaque partie,
traitée savamment, annonce un talent très-distingué ,
est cependant loin de produire tout l’effet qu’il au-
rait obtenu s’il se fût occupé de l’ensemble autant
que des détails de sa composition. La tête de Cyparisse
est sort belle, mais l’attitude manque d’élégance; et
la sigure d’Apollon, en général, rappelle trop un
ouvrage de sculpture.
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