Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 37
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Planche vingtième. — Le Meurtre d’Abel. Tableau de
M. Drolling fils.

Abel, frappé par son frère, et renversé à ses pieds ,
est prêt à rendre Je dernier soupir. Il lève une main
vers le Ciel, dont il semble implorer le secours. La
foudre éclate dans les airs • ce signe de la colère
célèste avertit Caïn de l’énormité de son crime, et
déjà son cœur est en proie aux remords et à la ter-
reur. U veut suir cette terre maudite, teinte pour
la première sois du sang de l’homme.

Ce morceau d’étude, dont les figures sont de gran-
deur naturelle, est celui que M. Drolling sils, alors
pensionnaire du Roi à Rome , envoya à l’Institut il
y a environ deux ans, selon l’usage, pour faire ap-
précier l’état de ses progrès. Le compte que l’Aca-
démie en a rendu dans une de ses séances était très-
satissaisant et propre à encourager M. Drolling.

La composition du tableau paraît, au premier as-
pect, un peu embarrassée, mais elle a du mouve-
ment. La tête d’Abel est sort belle et d’un grand ca-
ractère : le reste de la figure , surtout dans les parties
inférieures, paraît un peu grêle. Celle de Caïn a de
l’expression et est d’un dessin serme ; elle pourrait
être plus grandiose. Les nus sont bien peints et bien
coloriés, mais la couleur du terrain, qui est cl’un
jaune également clair, se confond avec les carnations
et en détruit l’éclat. Les sonds ont de la vigueurT
les lignes en sont un peu tourmentées.
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