Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 40
Zitierlink: i
http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/amemba_salon1817/0066
Lizenz: Creative Commons - Namensnennung - Weitergabe unter gleichen Bedingungen
0.5
1 cm
facsimile
( 4° )

Planche vingtrtroisième. — La Mort de Saint Louis.

Tableau de M. SchefFer.

Plusieurs artistes ont traité cette année le même
sujet. Dans le nombre de ces diverses compositions,
celle de M. Rouget (pl. 12, page 20) se distingue par
la grandeur des dimensions , la richesse du coloris
et l’exécution des détails. Celle de M. SchefFer, qui
fait le sujet de cet article , n’a pu être remarquée sous
les mêmes rapports : c’est un tableau de chevalet,
dont le coloris et l’effet général pêchent par un peu
de dureté et de sécheresse. Mais ces défauts sont ra-
chetées par des qualités d’un ordre supérieur, qualités
bien plus rares que celles qui obtiennent si aisément
le suffrage du public. La scène est parsaitement
sentie et disposée : la sigure du roi, dont la mort n’a
pas altéré les traits, se trouve encore empreinte de
grandeur et de résignation : c’est tout-à-la-fois un mo-
narque et un saint. Philippe, son fils aîné, est de-
bout , avec l’expression d’une douleur calme • il sou-
tient son srère défaillant. La princesse, femme de
Philippe, est assise auprès du lit : de l’autre côté sont
des soldats malades et un envoyé de Constantinople.
La tente ouverte vers le sond laisse apercevoir une
partie du camp et la mer ; la ssotte du roi de Sicile
paraît à l’horizon.

M. SchefFer a reconnu qu’il ne devait pas introduire
dans sa composition cet apparat du cérémonial religieux
que l’on a remarqué dans quelques autres tableaux
qui représentent le même sujet. S. Louis n’avait point
amené d’évêques avec lui dans la guerre sainte.
loading ...