Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 43
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Flanche vingt-cinquième et vingt-sixième. — Louis VI
au lit de la mort. Tableau de M. Menjaud.

Les dernières années de Louis VI furent occupées
à venger le meurtre de Charles-le-Bon, comte de
Flandres , et à éteindre le schisme entre le pape Inno-
cent II et Anaclet. Après sa mort son corps ayant été
porté de Paris à Saint-Denis, le peuple y accourut
de toute part. Les laboureurs laissaient leur charrue
pour avoir la consolation devoir un roi qui ne les avait
jamais chargés de subsides, un défenseur qui les avait
mis à l’abri de l’oppression. Les dernières paroles de
ce monarque mourant sont une belle leçon pour les
rois : « N’oubliez jamais, dit-il à son fils, que l’autorité
royale est un sardeau dont vous rendrez un compte
exact après votre mort. » L’abbé Suger, son ministre ,
pleurant auprès de son lit : a Mon cher ami, lui dit-il,
pourquoi pleurer quand la miséricorde de Dieu m’ap-
pelle au ciel ? »

Ce tableau , dont les figures ont environ trois pieds
de proportion , est un de ceux qui ont été commandés
pour la sacristie de l’église de Saint-Denis. Il est
composé avec une sorte d’onction et de simplicité éga-
lement consormes au sujet et aux moeurs du temps.
Si le coloris et l’effet laissent quelque chose à désirer,
du moins on n’y voit rien de dur ni de discordant ;
mais on trouve un peu de rondeur dans les sormes
et de mollesse dans la touche.

M. Menjaud a exposé un autre tableau, à-peu-près-
dans les dimensions de celui-ci, et représentant la nais-
sance de Louis XIII -7 il a été ordonné pour la galerie
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