Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 52
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blessé . se fait porter par des écuyers pour être témoin
de la cérémonie. Quelques dames des premières mai-
sons de Milan attendent le momen t où elles vont chaus-
ser les éperons au roi. Un page tient tout prêt le cheval
sur lequel François Ier va monter.

Ce tableau dont les personnages sont de proportion
demi-nature , est le plus considérable qui soit sorti
du pinceau de l’artiste. M. Ducis n’avait encore traité
que des petits sujets de deux ou trois figures. Nous
sommes loin de penser que celte tâche nouvelle, qui
•demandait des études plus sérieuses que celles dont
il paraît s’être occupé jusqu’à ce jour,ait été réellement
au-dessus de ses sorces ; mais ce morceau, d’ailleurs
bien conçu et d’une ordonnance agréable , pêche essen-
tiellement par le ton et par l’effet général. Une lumière
crue et des reslets aigres , répandus partout également,
détruisent la vérité et la solidité du coloris, et , pour
ainsi dire , jusqu’à l’apparence de relies. L’attitude de
Bayard n’est pas heureuse, et le dessin des autres
sigures paraît négligé dans les détails les plus impor-
tans. C’est par intérêt pour le talent de M. Ducis, et
non pour user du droit de la critique, que nous re-
levons les défauts les plus frappans de son tableau,
dont l’examen pourrait être beaucoup plus étendu.
Nous avons eu aux expositions précédentes l’occa-
sion de lui adresser des éloges mérités et sincères.
Cette fois, il a pu , sans qu’on puisse rien préjudicier
pour l’avenir, s’égarer de la véritable route, où l’on ne
se maintient que par la correction du style et le sen-
timent vrai de la nature.
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