Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 59
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Planche quarante - unième. — Didon , Tableau de

M. Guérin.

Ce bel ouvrage d’un peintre dont le talent et les
succès ne se sont jamais démentis, parce qu’il n’a
jamais rien négligé de ce qui peut le mener à son but y.
était attendu avec d’autant plus d’impatience qu’on
le savait depuis long-temps terminé; nombre d’a-
mateurs l’avaient pu voir dans l’atelier de l’artiste. Ce
tableau s’est donc présenté au salon avec une répu-
tation toute faite; réputation à laquelle il était bien
difficile d’ajouter , et que d’ailleurs n’avait pu atteindre
cette critique franche,que l’exposition publique seule
autorise.

Ce morceau vient enfin de subir toutes ses épreuves ,
car c’en est une que la louange aussi bien que la cri-
tique; mais un esprit feÆne , sage et modeste ne se
laisse éblouir par les éloges, ni décourager par les
observations les plus rigoureuses. Au surplus , au
Musée , dans la société , dans les Journaux , aucun
antre tableau , excepté celui de Clytemnestre, ouvrage
de la même main , et dont il sera question dans l’ar-
ticle suivant, n’a été l’objet d’un examen plus appro-
sondi, de discussions plus nombreuses, et, disons-le,
de jugemens plus opposés : c’est le sort des produc-
tions d’un ordre supérieur, seules dignes de sixer
l’attention publique.

Pour nous, circonscrits dans les limites que nous
nous sommes tracées dès l’origine de ces Annales , nous
regrettons de ne pouvoir donner à l'analyse de ces deux
tableaux toute l’étendue que reclameraient la majesté de.
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