Musée et l'Ecole Moderne des Beaux-Arts <Paris>   [Hrsg.]
Annales du Musée et de l'Ecole Moderne des Beaux-Arts / Salon — 1817

Seite: 64
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seulement les personnes qui peuvent juger avec con~
naissance de cause , mais celles qui sont le plus
étrangères aux principes des beaux-arts. Ajoutons que
de tels ouvrages ne se montrent que de loin à loin ,
et que le sujet dont nous donnons ici l’esquisse , de
même que celui que nous avons ofsert dans l’article
précédent, sera toujours, malgré ce qu’il pourrait
laisser encore à désirer, mis au nombre de ces mor-
ceaux privilégiés dont le temps ne sait que consolider
le succès.

M. Guérin a tiré son sujet de la tragédie grecque,
et toutesois n’a emprunté d’Eschyle que ce qui lui
a paru propre à saire valoir la composition du
tableau.

Clytemnestre qui, pendant l’absence d’Agamemnon,
avait été séduite parEgyste, conçoit de justes craintes
au retour de son mari. Poussée au crime par son
amant, elle surprend le malheureux roi pendant son
sommeil et le massacre dans la couche nuptiale. La
disposition de cette scène tragique s’explique à la sim-
ple inspection de la gravure.

Sur le second plan, à droite du spectateur, on aper-
çoit Agamemnon prosondément endormi. Au-dessus
de sa tête s’élèvent, en forme de trophée, ses armes
suspendues au chevet du lit. Dans le sond, entre les
pilastres , on aperçoit une partie du palais d’Aga-
memnon , et un ciel saiblement éclairé par la lumière
de la lune.

Au travers d’un rideau de pourpre , à demi-ouvert,
on voit percer la vive clarté d’une lampe placée tout
près du lit, et formant une masse de lumière rou-
geâtre sur laquelle se dessine nettement, et aveü
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